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William Saurin


L’histoire de William Saurin à Saint Marcel, c’est l’histoire que connaissent de si nombreuses entreprises qui gagnent de l’argent et qui décident néanmoins de fermer un site de production en délocalisant la production ailleurs. William Saurin a connu dans le passé de nombreux plans sociaux, les efforts de restructuration et de rationalisation ont porté leurs fruits, la productivité a été maintenue à un haut niveau et l’entreprise dégage des profits. La fermeture de William Saurin à Saint Marcel, ce sont 47 emplois qui seront perdus et transférés à Rodez dans l’Aveyron et Castelnaudary dans l’Aude. Pendant le conflit, les salariés de William Saurin ont pris le soin de faire expertiser les comptes de l’entreprise comme la loi le leur permet et ont mesuré à quel point la profitabilité, la rentabilité de l’entreprise restait solide. Le fonds d’investissement Turenne Lafayette, dirigé par Madame Monique Piffaut, a décidé d’autorité de fermer ce site, considérant qu’il lui ferait perdre dans les futurs exercices de l’argent. Pourtant, le rapport d’expertise de Legrand Fiduciaire qui a examiné les comptes de l’entreprise a abouti à la conclusion strictement inverse. La question qui est posée est la suivante : la loi peut-elle imposer aux actionnaires et aux dirigeants de l’entreprise la suspension de la fermeture du site dans l’attente d’une négociation plus favorable aux salariés ? Lors de ma visite au siège de Turenne Lafayette, j’ai rencontré Madame Monique Piffaut, Présidente Directrice Générale, propriétaire à 99 % du groupe William Saurin. La discussion fut difficile car Madame Piffaut n’accepte pas l’idée que des salariés, qui lui ont permis pendant des années de gagner de l’argent, qui ont accepté des plans sociaux, qui ont fait des efforts de productivité sur les chaînes de fabrication de son entreprise, lui demandent de payer le préjudice de licenciements qui ne sont justifiés par aucune cause réelle et sérieuse sur le plan économique, et qui pour certains, risquent après l’âge de 50 ans de les laisser pour longtemps au chômage. La réponse obstinée, unilatérale et autoritaire de la direction de William Saurin est de dire « je ferme, je paye pour les plus âgés un an de formation et pour les autres 9 mois et estimez-vous heureux car après vous aurez droit aux Assedic et au chômage ». Comme si les salariés n’avaient que pour seule aspiration de se retrouver subventionnés par les Assedic ! La seconde proposition de la direction de William Saurin est de reclasser à Lagny ou dans les autres sites William Saurin les plus âgés des salariés avec une indemnisation liée à la mobilité familiale d’un montant de 15.000 euros. Cette proposition ne convaincra pas plus d’une poignée d’entre eux en raison des problèmes d’endettement, de salaire de conjoints que chacun peut imaginer. La loi dite de « modernisation sociale » de la gauche que j’avais votée, permettait dans une telle situation la suspension de la procédure de licenciement afin d’engager une négociation plus équilibrée avec les représentants des salariés. Cette loi a été abrogée par les députés UMP et l’équipe Sarkozy au pouvoir depuis 5 ans. Je le regrette. Car les salariés auraient pu mieux se défendre dans ce genre de triste circonstance. Dans le cas actuel, ils seront obligés de faire chacun un procès devant le Conseil des prud’hommes pour contester individuellement le motif économique du licenciement. C’est injuste et injustifié. J’ai pris attache avec Monsieur le sous-préfet de Chalon sur Saône afin d’engager la puissance publique à ouvrir une procédure de revitalisation du site dans laquelle le Fonds Turenne Lafayette devra prendre sa part financière. Vous serez dûment informés de l’évolution de ce dossier, significatif de ce qu’est devenue l’économie : de moins en moins industrielle, de plus en plus financière. Notre mission est d’en rééquilibrer les termes au profit du travail et des salariés, de plus en plus laissés pour compte d’un système économique exclusivement tourné vers la satisfaction des actionnaires.

3 Réactions

  1. Très chers, vous confondez le cassoulet avec la choucroute; dans le cassoulet c’est de la sausisse toulousaine , pas de francfort. Dans votre petit salé, il n’y a pas de lard ….. le reste est à l’avenant. Je n’achaiterai jamais plus votre marque car vous vous moquez des gens. Revoyez vos recettes, et que cette fois elles soient faites par des français du cru et non par des allemands ou hollandais.
    Bien à vous

  2. Je déplore la fermeture de sites surtout quand elle est gratuite et non compensée ! Que fait la loi en effet ??
    En ce qui concerne les produits William Saurin, de ce que je sais, ils sont tous fabriqués en France et font donc travailler les Français. Les boycoter c’est faire payer les ouvriers, avant même les dirigeants.

  3. Ce n’est pas une délocalisation, c’est une retructuration. « transférés à Rodez dans l’Aveyron et Castelnaudary dans l’Aude », pas en Inde ni en Roumanie !

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