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Une feuille de route pour le redressement économique de la France

J’ai présenté la feuille de route pour le redressement économique de la France aujourd’hui à Bercy.

Vous pouvez regarder ici la vidéo de cet événement :

 

 

 

Mesdames les ministres, chère Carole, chère Axelle, Mesdames et

Messieurs les parlementaires, Mesdames et Messieurs les secrétaires généraux,

présidents, Mesdames et Messieurs, les acteurs économiques, sociaux et politiques

que vous êtes avez besoin de comprendre, connaître, partager la vision du

gouvernement dans sa stratégie de redressement de l’économie française. Vous

voulez savoir où nous allons, ce que nous voulons et la manière dont nous allons y

prendre pour atteindre nos objectifs.

 

Une feuille de route dans un langage militaire, c’est une orientation

stratégique, une description des moyens de surmonter les obstacles sur la route

escarpée – c’est le moins qu’on puisse dire – du redressement économique qui

nous attend. Au ministère du Redressement productif qui m’a été confié pendant

deux ans, qui se poursuit aujourd’hui au sein de ce grand ministère de l’Économie,

nous avons – vous vous en souvenez – d’abord dû faire face à l’urgence, la

multiplication des défaillances d’entreprises et des plans sociaux. Nous avons

invité les commissaires au Redressement productif puis le Fonds de Résistance

Economique pour sauver, en sus des innombrables PME menacées – près de

deux mille –, de grands morceaux de la pétrochimie française – Kem One –,

de l’aluminium français – Rio Tinto –, des aciers spéciaux – Ascometal –, de

l’électroménager français – c’était Fagorbrandt.

 

Nous avons créé la Banque Publique d’Investissement, dynamisé l’Agence

des Participations de l’Etat, qui ont accumulé plus de trois mille participations

dans nos entreprises pour épauler celles-ci dans la crise. De pompier urgentiste,

ce ministère est peu à peu devenu bâtisseur en créant les trente-quatre plans

industriels qui ont imaginé une politique industrielle qui avait disparu depuis bien

longtemps et en réinventant de ce fait les produits, les usines, les emplois du

nouveau « made in France ».

 

Du 12 septembre 2013 où nous étions à l’Élysée pour lancer les trente-

quatre plans industriels jusqu’à hier, ce sont trente-quatre bébés de l’industrie faits

en neuf mois qui sont nés puisque tous ces plans ont été validés définitivement

et, maintenant, vont se mettre en œuvre, déroulés par les chefs de plan,

l’administration, le Parlement qui sera sollicité, l’ensemble des forces de la nation

qui, autour de la renaissance de l’industrie, se rassemble.

 

Ces efforts de politique industrielle pourtant ne résument pas à eux seuls une

politique économique qui, elle, doit s’intéresser à la croissance, au plein emploi et à

sa recherche, à la réduction des inégalités et aux conditions à réunir pour sortir enfin

de la crise. Comme ministre de l’Économie, dans cette lourde responsabilité qui m’a

été confiée, je n’aurai qu’un seul ennemi, le conformisme et les idées reçues. Mais

je crois que j’aurai un allié constant, l’audace et les idées nouvelles.

 

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9 Réactions

  1. Mr Montebourg,vous redonnez confiance en l’avenir aux français,et je pense que vous êtes l’homme d’état que la France attend depuis de longues années.
    Faites respecter ,l’honneur et la place de la France en Europe,en parlant haut et fort à Bruxelles,et n’ayez pas peur des crises et pratiquer la chaise vide s’il le faut.Depuis trop longtemps la France envoie des faibles à Bruxelles, il faut des hussards de la république et bouter hors d’Europe les atlantistes de Londres
    Mr Montebourg,la France patriote de droite ou de gauche vous soutient ,continuez votre mission décisive et très importante pour le pays,le peuple vous le rendra,et l’avenir je l’espère vous sourira….

  2. Monsieur,
    Je fais réponse à vos annonces concernant le « recentrage » de certaine professions qui selon vous doivent être recadrées pour être en conformité avec l’effort national.
    Ceci est très bien et mérite d’être entrepris, mais vous avez oubliez de parler des « métiers » de sénateur, de député ou autres ministres/secrétaires d’états.
    Ne pensez-vous pas que vouloir faire du ménage chez les autres, demande à le faire en premier devant sa porte.
    Que pensez d’un député qui, après un mandat de 5 ans pourra obtenir une retraite de 1200 Euros, alors que des ouvriers ou employers ne les toucherons même pas après 40 années du lourd labeur.
    Merci de prendre le soin de me répondre, de justifier vos dires et de me donner quelles seront les actions que le gouvernement compte prendre pour remédier entre autre à cela.
    Salutations
    Michel Renault

  3. Monsieur le ministre,
    J’ai écouté votre discours de Bercy et je dois dire que vous êtes conforme à vous même. Vous annoncez beaucoup de propositions intéressantes, nouvelles et moins nouvelles, en tout les cas vous êtes le seul à le faire, bravo!
    Vous avez le courage de dire les choses, mais vous pouvez aller encore plus loin et taper encore plus fort.
    Le conformisme est à combattre et l’audace à valoriser.

    Je ne sais comment vous atteindre, ni à qui proposer une idée innovante (voir deux) qui pourraient être des solutions significatives au chômage et à la morosité de nos entreprises.

    Cordialement
    R.caillet

  4. Ce qu,il y a de plus grave avec les professions réglementées ce n’est pas seulement que ce soit très injuste d’avoir des revenus très supérieurs dus à des rentes de situation, c’est qu’elles attirent les étudiants les plus brillants qui nous manquerons forcément dans les domaines ou se joue la bataille, que dis je la guerre économique.

  5. Cher Monsieur de Montebourg,
    Comment se fait il que les ambassadeurs et les consuls Français ne choisissent pas systématiquement Air France pour leurs déplacements lorsque cette option est possible?
    J’ai constaté de moi-même que nos ambassadeurs et consuls voyagent trop souvent sur des compagnies concurrentes de notre compagnie nationale pour des économies de bout de ficelles qui en fin de compte coûte chère à l’économie et à l’emploie en France.
    J’espère qu’à l’avenir, il fassent preuve de plus de solidarité avec Air France, en ces moments difficiles.
    Même si nos tarifs français ne sont pas les plus bas, même si l’on ne peut pas s’aligner sur les prix offerts par la Chine, ou les pays de l’Est, c’est pour la France une perte nette que de soutenir les concurrents étrangers et leur bas prix.

    Dans l’espoir d’attirer votre attention sur ce manque de solidarité nationale,
    Respectueusement,

    Christopher,

  6. a propos des auto-école. pour un permis moins cher.
    Avez-vous pensé à la solution permis sur boite de vitesse automatique ?
    c’est ce que je fais dans mon auto-école, et mes clients font une économie de 10 à 15 heures de conduite.
    en plus, débarrassé du stress de l’examen, on arrive a environ 90% de réussite.

  7. Il est temps de faire baisser les revenus élevés des notaires. Bravo !

  8. MONSIEUR MONTEBOURG

    JE SUIS BIEN DECUE QUE VOUS NE SOYEZ PLUS MINISTRE DU REDRESSEMENT PRODUCTIF ; CEUX QUI NE SONT PAS D ACCORD AVEC VOS PROJETS SONT DES IMBECILES JE NE COMPRENDS PAS LEUR DESACCORDS.
    JE TROUVE QUE VOUS AVEZ FAIT DU BON TRAVAIL ET QU IL FALLAIT RELANCER L ECONOMIE
    HOLLANDE ET VALLS VONT SE CASSER LA GUEULE
    J ESPERE QUE VOUS SEREZ PRESIDENT EN 2017 ET QUE VOUS POURREZ ENCORE AGIR A CE MOMENT LA
    SINCEREMENT
    CLAUDINE PINEAU

  9. Bonjour,
    Enfin, un responsable politique qui énonce le terme d’ordo libéralisme! Pourquoi, jusqu’à présent, ce silence assourdissant du personnel politique français et communautaire qui tait ou ignore cette doctrine fondatrice de l’institution européenne? Et pourtant les fondements mêmes de l’ordo libéralisme (les vertus du libre marché, l’indépendance de la banque, le rôle de l’État réduit à l’élaboration de règles pour éviter les monopoles et sauvegarder la concurrence non faussée) imposés par les allemands lors de l’élaboration du traité de Rome, en 1957, orientent et limitent le paradigme communautaire. L’oxymore « d’une économie sociale de marché » révèle chaque jour son aporie (taux de chômage, accroissement de la pauvreté, creusement des inégalités, etc…) au point qu’ être socialiste implique l’ardente et urgente obligation de revenir sur cette idéologie de l’école de Fribourg conçue pour lutter contre le communisme et « civiliser » avec beaucoup d’ambigüité le capitalisme (voir les rapports entre Röpke, Hayek et Milton Friedmann).
    Votre prise de parole dans les inrockuptibles est salutaire mais elle doit, désormais, se concrétiser par des actes.
    Bon courage.
    Joël HENRY

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