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Relocaliser, c’est possible.

« Nous avons un besoin de relocaliser un certain nombre d’investissements en France : c’est-à-dire des fabrications qui sont aujourd’hui faites à l’étranger, qui ont pu être réalisées dans l’esprit de conquérir des marchés et qui en réalité peuvent parfaitement revenir en France.» François Hollande, sur l’Aérocampus de Lastresne, 10/01/2013

La France a payé cher la mondialisation déloyale et le mythe de la société post-industrielle, qui ont à eux deux grandement participé de la désindustrialisation partielle de notre pays. Notre pays, qui a tant perdu, et d’abord du temps, peut aujourd’hui reprendre confiance en lui-même, lutter contre son propre défaitisme, et écrire les pages nouvelles de son histoire industrielle.

Au carrefour de la volonté politique et des mutations de la mondialisation, le nouveau combat industriel porte un nom : relocalisation. La relocalisation désigne le retour dans notre pays de productions qui étaient auparavant à l’étranger. La relocalisation, c’est le choix de la France, quand celle-ci était en concurrence avec un autre pays pour accueillir une activité économique. La relocalisation, c’est un acte de confiance à l’égard des ressources humaines, économiques, institutionnelles de notre territoire.

N’en déplaise aux déclinistes et adeptes du french-bashing, la France peut aujourd’hui relocaliser des activités industrielles sur son territoire. Elle le peut et elle le fait. Eminence, Rossignol, Smoby, Meccano, Kindy, Geneviève Lethu, Loiselet, sont autant d’exemples et d’histoires singulières de relocalisation dans nos territoires, du Jura au Pas-de-Calais, en passant par le Gard ou l’Oise.

Relocaliser, c’est possible car, après le « tout globalisation », la mondialisation entre dans une nouvelle phase, celle de la régionalisation des échanges et du rapprochement des activités de production au plus près des marchés et lieux de consommation, ce qui a déjà été noté par de nombreux observateurs. L’étude de plus de 30 cas de relocalisation et de l’attractivité des territoires  confirment le début d’une nouvelle tendance et le potentiel industriel.

Relocaliser, c’est possible car de nombreuses industries reviennent, complètement ou partiellement, des logiques low-cost : elles prennent conscience des coûts cachés des délocalisations et doivent répondre à de nouveaux impératifs technologiques, commerciaux, logistiques pour être compétitives.

Relocaliser, c’est possible parce que d’autres pays, aux problématiques similaires, ont bâti une union sacrée pour « faire revenir les jobs à la maison ». C’est le cas des Etats-Unis de Barack Obama qui, du fin fond du Colorado à la Maison Blanche, société civile et acteurs institutionnels, sont pleinement mobilisés en faveur du « reshoring ».

Relocaliser, c’est possible enfin, car nous avons décidé de nous donner les moyens politiques d’accompagner durablement ce phénomène pour renforcer la « base industrielle France ».

Le temps de la reconquête industrielle est venu, je compte sur la mobilisation de chacune et chacun d’entre vous pour cultiver l’esprit du Made in France.

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2 Réactions

  1. Bonjour,

    Je cherche un vélo électrique dont les pièces, l’assemblage et la conception soit conçue en France, si possible au maximum.

    Où puis-je trouver cette information et les proportions de réalisation réellement françaises possibles ?

    Merci.

  2. Bonjour Guy, vous devriez trouver votre bonheur chez Solex http://www.solexworld.fr/fr/

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