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Réforme du travail législatif – Le pouvoir a pris la responsabilité d’ouvrir une crise politique

Les évènements d’une extrême gravité qui se sont déroulés la nuit dernière dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale sont le symptôme d’une crise politique que le pouvoir a pris la responsabilité d’ouvrir.

La dérive autoritaire du régime, que le Président de la République, son Gouvernement et ses hommes à l’Assemblée nationale que sont Jean-François Copé et Bernard Accoyer ont décidé d’assumer et de mener à leur terme se manifeste dans la volonté systématique du pouvoir de faire tomber tous les contre-pouvoirs :


- La prise de contrôle de la télévision publique par le pouvoir, un retour de 25 années en arrière ;

- La suppression annoncée du juge d’instruction, dernier juge indépendant des pouvoirs publics et des puissances privées ;

- La multiplication des gardes à vue de journalistes et de syndicalistes, de perquisitions dans les rédactions d’organes de presse ;

- La reprise en main imaginée par le Comité Balladur des collectivités locales contrôlées par la gauche, départements et régions, lieux où s’imaginent des politiques alternatives à celles du pouvoir ;

- Enfin, la tentative d’empêcher l’opposition de s’exprimer et de porter la parole de la population qui l’a mandatée, en transformant le Parlement en chambre d’adoption automatique et formelle des réformes sarkozistes.

Cette dérive autoritaire de la Ve République conduit notre pays sur le chemin de convulsions politiques et sociales qu’il n’avait pas connues depuis longtemps.

A la tribune du congrès de Versailles, au mois de juillet dernier, Arnaud Montebourg, au nom de l’ensemble des députés socialistes de l’Assemblée nationale, avait justifié le vote contre la réforme constitutionnelle au regard des risques de concentration des pouvoirs qu’elle faisait peser sur l’avenir de notre pays : «  La démocratie est l’outil dont les Français ont besoin pour exprimer leurs graves problèmes et peser sur les solutions. Pour leur donner toute leur place, il faudra ouvrir les portes et les fenêtres de la République en construisant un nouveau système politique, plus représentatif des Français, plus délibératif, plus participatif, mieux équilibré, moins dangereux, et, au total, plus constructif pour l’avenir de la France. Ce nouveau système politique, c’est celui que nous désirons ardemment. Nous le nommons VIe République. « 

Les évènements d’hier soir sont une preuve de plus du caractère inéluctable de la refondation de la République que les socialistes auront la responsabilité de porter sous le nom de projet de  » VIe République « .

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