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Le cri de colère des salariés d’ESSEX Mâcon

Je me suis rendu hier auprès des salariés d’ESSEX Mâcon et après plusieurs heures sur le site j’ai pu écouter et comprendre l’impasse dans laquelle salariés et dirigeants se sont engagés.

Même si je n’approuve pas la méthode de rétention des dirigeants, je salue la responsabilité des ouvriers dans la conduite sereine mais déterminée du mouvement. Les forces de l’ordre ont eu l’occasion de s’en rendre compte puisque le site leur a été ouvert dès le mercredi soir, et ils ont pu constater eux-mêmes la situation des deux directeurs.Cette action est un cri de colère mais surtout la manifestation de l’abandon d’hommes et de femmes par leurs manageurs, par des actionnaires et par une société qui n’est pas seulement française mais une multinationale qui se verse des dividendes.

Leur savoir-faire n’est pas en cause, la richesse qu’ils créent n’est pas négligeable, mais voilà, il en faut plus, toujours plus, quitte à sacrifier des familles et des territoires. Dès lors, il ne faudra pas s’étonner de la multiplication de ces situations : 5000 suppressions d’emplois sur le seul bassin de Saône et Loire, 18 000 suppressions sur la Bourgogne et 350 000 au plan national.

Et après, que restera-t-il à ces licenciés ? Pour tous, leur perte d’emploi les conduira vers une longue période de chômage et de précarité. Mais le pire est que les salariés ont consentis à des efforts certains. Ils se sont résignés au départ de l’entreprise et veulent seulement être indemnisés justement. On leur impose encore aujourd’hui un refus. Les revendications des salariés sont raisonnables et légitimes compte tenu de la stratégie de délocalisation de la multinationale et les sommes allouées à la centaine de salariés victimes du plan social d’ESSEX Chauny en 2008.

Devant ces situations absurdes et désolantes, mener une politique industrielle dans notre pays devient urgent, une vraie stratégie de création de richesse associant recherche et production et tournée vers l’économie verte de demain. Il nous faut conduire une réelle stratégie européenne dans la mondialisation. Si l’Europe a un sens, c’est bien ici et maintenant ! Le préfet doit venir sur le terrain, en aucun cas la solution ne doit être l’envoi des forces de l’ordre. Ce serait un échec tant pour l’entreprise que pour le personnel. Les parties doivent reprendre le dialogue.

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2 Réactions

  1. les salariés d’essex ont cent fois raison d’être mécontent. ils font partie de la multitude que l’on sacrifie au nom du seul profit.peu après 68 un certain avait écrit un livre dont le titre était toujours plus. et ce livre n’était pas en faveur des salariés qui finalement ne revendiquaient déjà à l’époque seulement le droit de vivre avec leur temps. de toute façon nous n’avons jamais obtenu plus et plutôt moins. aujoujd’hui on délocalise à tout va et d’autres emplois sont supprimés pour être remplacé par des robots. moi je dit bravo au modernisme et à l’investissement que cela entraine mais ces robots produisent à la place des hommes et ils ne sont pas taxés. ne pourraient-ils pas contribuer au financement des retraites car l’allongement des cotisations et le recule de l’age de la retraite a aussi ses limites. que fera t-on encore après;car les solutions qui se précisent ne sont pas des solutions de fond. encore une chose quand il n’y aura plus de salarié mais que des robots ,qui va acheter les robots produisent mais ils ne consomment pas.

  2. De nouvelles victimes de la spéculation, et d’une société mécanicienne qui plus est !

    Il faudrait peut-être informer philosophes et étudiants sur l’existence des coopératives de productions, de consommations, de crédits, de commerçants indépendants… de leur histoire (2ème République) discuter avec les Fédérations de Scop, afin d’améliorer ce qui peut l’être.

    Faire le lien entre les producteurs locaux de lait par exemple, et les petits retraités et les étudiants peu fortunés, ce n’est pas possible ?

    Depuis mi-2008, la crise s’installe (hors industrie du jouet): certaines SARL Scop de l’industrie désirent se défaire des intermédiaires avec de l’inter coopération…

    http://www.industrie.coop/

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